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Rencontre avec Peter Del Vecho

Le jeudi 4 juillet nous avons pu rencontrer Peter Del Vecho pour la présentation de "La Reine des Neiges". Nous avons pu assister à un questions/réponses donc voici ce qui s'est dit ce jour:

Peter Del Vecho: Ce qui rend ce film encore plus spécial c’est que Walt Disney lui-même était très intéressé par le conte d’Andersen. C’est un peu le traitement un peu original que l’on a fait pour Raiponce. On a tenté une clé avant de pouvoir effectivement faire ce dessin animé. Et c’était très difficile de trouver la clé parce que nous n’arrivions pas finalement à trouver l’angle en quelque sorte. Nous avons décidé que les deux protagonistes, les deux personnages principaux féminins soient des sœurs.
Et bien à partir du moment où l’on a trouvé ça, on avait trouvé en quelque sorte la clé émotionnelle du film qui nous permettait à ce moment là d’envisager de faire La Reine des Neiges.

Traductrice: Moi j’ai l’impression, je ne sais pas si vous vous souvenez de ce conte, que peut-être certains d’entre vous ont lu?  J’ai l’impression qu’il y a quand même des nouveautés, voire des libertés quant à l’histoire et aux personnages.

PDV: Alors c’est que la source d’inspiration est bien entendu le conte lui-même, nous avons lu énormément de versions et vu des films, mais ce qu’on voulait, c’était trouver autre chose parce que l’on a vu toutes ces tentatives en quelque sorte qui ont été faites et adaptées à l’écran et bien on arrivait pas à trouver une solution pour nous, c’est fondamentalement un conte sombre avec un fin qui était difficile d’imaginer. Donc on est parti de là et les deux seules similarités sont qu’il y est une reine et de la neige. C’est donc une histoire originale, on a évidemment gardé l’esprit, on voulait l’adapter au public d’aujourd’hui.

Traductrice: Vous avez remarqué, le prince charmant s’appelle Hans!

PVD: Oui, il y a quand même des petits clin d’œil comme pour Hans Andersen.

Public: Est-ce que vous le considérer comme une comédie musicale?  Parce que les autres productions sur lesquelles vous avez travaillé comme La Princesse et la Grenouille, les chansons sont importantes et je voudrais savoir comment vous travaillez sur les chansons?

PVD: C’est vrai que lorsque nous avons commencé à travailler sur ce projet, nous savions presque de façon je dirais instinctive et viscérale, qu’on voulait effectivement un musical en quelque sorte. Parce que pour nous en tout cas il était important d’aller au cœur de l’émotion et rien ne nous semblait être plus efficace finalement pour toucher les gens, parler au cœur. La musique est plus efficace que les dialogues. Et puis on voulait aussi à travers le personnage de Olaf, le bonhomme de neige qui a cette vision naïve du monde,qu’il s’exprime comme les humains peuvent le faire et ça aussi c’était une clé d’émotion que nous voulions exprimer à travers ce personnage. Donc oui, la musique, les chansons font partie intégrante de notre façon de travailler sur La Reine des Neiges.
Alors au départ, nous ne savions pas avec qui nous allions travailler, mais je connaissais Robert Lopez et Kristen Anderson Lopez et donc j’y avais pensé bien sûr, donc je suis allé les rencontrer à New York et immédiatement ils ont compris ce qu’on voulait faire et nous avons eu immédiatement un rapport à cela, parce que ce projet les intriguait et donc nous avions pratiquement des meetings quasiment quotidiens car nous n’envisagions pas finalement de créer l’animation sans immédiatement créer la musique ou créer en tout cas les chansons parce que pour nous tout était lié. Tout allait ensemble et nous avons créé en même temps les visuels et la musique.

Public: Il existe des similitudes entre La Princesse et la Grenouille  et Raiponce?

PVD: Je comprends que vous trouviez des similitudes avec Raiponce même si au départ cela n’était pas prévu ou même le cas, car finalement La Reine des Neiges est une histoire originale avec sa propre croissance organique. Mais cela dit, grâce au succès et nous sommes évidemment très heureux et au tournage de Raiponce, nous avons appris beaucoup et puis la technologie à infiniment évolué. Donc on n'aurait pas pu faire ce film avec des détails à l’époque de Raiponce par exemple l’animation à travers le Monde de Ralph a énormément évolué. Dans Raiponce par exemple la difficulté en tout cas majeure et bien c’était évidemment l’animation de la chevelure et des tresses, alors qu’ici l’animation faciale est extrêmement subtile, sur le visage vous avez un tas d’émotions qui étaient impossibles de retranscrire en animation du temps justement de Raiponce. C’est parce que je crois, notre studio s’est évidemment renforcé avec des animateurs qui ont évolué et une technologie de plus en plus forte. Donc oui, vous pouvez trouver des similitudes c’est vrai car on bâtit toujours à partir de films et de succès précédents. Mais c’est un scénario qui a eu sa propre évolution vraiment indépendante.

Public: Je voulais savoir d’où était venu cette idée d’un look qui ressemble à la Bavière? Pour rejoindre un peu le romantisme?

PVD: Bien sûr le romantisme en quelque sorte ou l’amour, l’amour vrai est bien se sont évidemment des thèmes principaux dans La Reine des Neiges. Mais rien à voir avec la Bavière mais il y a quand même l’amour, l’arrogance parce que c’était important pour nous ici de montrer qu’il s’agissait de relations toujours très complexes entre chacun des personnages. Il y a l’amour classique, il y a l’amour familiale entre sœurs, il y a aussi l’amour qui n’est pas réciproque, bref il y a toute les nuances, l’échiquier de l’amour et du romantisme mais ce ne sont pas forcément faisant référence à cela.

Public: John Lasseter, quand il a pris sont poste à Disney, a dit qu’il était très attaché à l’animation traditionnelle et une nouvelle fois le Disney de l’année est en CGI. Je voulais savoir si vous aviez des projets de revenir à l’animation traditionnelle comme La Princesse et la Grenouille ou Winnie l’Ourson?

PVD: Je suis personnellement, vous l’avez vu avec La Princesse et la Grenouille, extrêmement fan de l’animation traditionnelle, ce qui est important en réalité, nous nous sommes bien sûr posés la question du choix entre l’animation traditionnelle et du CGI, mais c’est vrai que le studio, vous savez, c’est ça qui a fait se grandeur et est un des seuls à proposer les deux animations. Nous choisissons toujours en fonction de deux choses: d’abord bien sûr de l’histoire et puis de ce que désirent aussi les réalisateurs eux-mêmes. Donc là nous avons choisi la CGI parce que ce que nous voulions montrer, était infiniment riche, par le paysage s’y prêtait, nous voulions des détails que seul le CGI permettait. Donc c’était un choix qui s’accommodait parfaitement par rapport à l’histoire même de La Reine des Neiges. Et ce qui est assez formidable aussi, sur ce film et bien il y a eu des animateurs de l’animation traditionnelle. Ils ont aidé les animateurs qui ne connaissaient finalement que le numérique à comprendre à quel point on pouvait aussi chercher l’émotion dans un trait et évidemment et évidemment dans le numérique.

Traductrice: Comme il parlait des réalisateurs et qu’ils sont aussi décisionnaires, comment est venu l’idée d’associer deux réalisateurs aussi différents Jennifer Lee (Les Mondes de Ralph) et Chris Buck (Tarzan et la Petite Sirène)?

PVD: Chris buck était déjà attaché à ce projet en tant que réalisateur et nous savions que nous aurions besoin d’un Co-réalisateur et nous avons pensé à Jennifer Lee parce que nous connaissions son travail sur Les Mondes de Ralph,. Dès le départ elle avait pris plein de notes sur le premières versions de la Reine des Neiges, elle était très très proche de ce sujet. Et c’est vrai que tous les deux se sont immédiatement sentis à l’aise, ils ont des sensibilités artistiques complémentaires finalement, Chris Buck qui vient de l’animation traditionnelle et Jennifer qui a une voix très différente et la voix d’une femme, donc j’ai pensé à ce duo de réalisateurs et on a vraiment vu à quel point ils fonctionnaient et travaillaient ensemble et ça fonctionnait.

Public: Ce n’est pas une question, mais j’espère que vous allez trouver la bonne histoire pour refaire quand même un jour un grand dessin animé en animation traditionnelle.

PVD: Il sourit!

Public: Il y aura-t-il un dessin animé Marvel?

PVD: Nous avons effectivement un projet de film d’animation basé sur les héros Marvel.

Public: A quel niveau a été engagé la 3D dans le processus du film?

PVD: Lorsque nous avons décidé de tourner en digital, nous avons dès le début utilisé le procédé stéréoscopique, c’est-à-dire qu’à chaque fois qu’on finissait  une scène,  on l’appliquait et on approuvait le résultat en 3D.

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